Un «Bus du coeur» pour les filles d’Errachidia

 

A Errachidia, nombreuses sont les filles qui sont privées de leur droit à l’éducation. L’éloignement des écoles des lieux de résidence de ces filles constitue une des entraves à leur éducation, surtout dans le milieu rural. Il est également à l’origine du taux de déperdition scolaire dans le niveau secondaire. Les parents sont souvent contraints de garder leurs filles à la maison au lieu de les laisser parcourir de longues distances quotidiennement.

Afin d’encourager les filles d’Errachidia à aller à l’école, l’association Attadamoun pour le développement Meski et l’agence de communication One & One comptent doter des douars d’un bus du coeur. Cette initiative permettra à une trentaine de petites filles de poursuivre leurs études. Elle entend ainsi pallier le problème des longues distances.

Pour assurer le fonds nécessaire à l’achat du bus, l’association Attadamoun Meski et One & One viennent d’organiser une exposition d’art plastique en juin 2010. De nombreux artistes-peintres ont répondu présent à cette initiative caritative. Ils ont participé à cette exposition par des toiles dont les revenus de la vente ont été consacrés à l’achat du Bus du coeur. Les artistes exposants étaient Saïd Housbane, Khalid Nadif, Abdelaziz El Amrani, El Mehdi Mofid, Sadi Raji, Tawfiq Chichani, Abdelkarim Elazhar, Omar Saâdoune, Abderrahmane Ouardane, Mahjoub Houmane, Ahmed El Amine et Nabil Bahya. 

Le taux national de scolarisation des filles est évalué à 60,3% mais ne dépasse pas les 16,5% en milieu rural. Les principales raisons de la non-scolarisation des filles sont l’enclavement des douars, l’absence de routes, de transports en communs et les mentalités rigides de certains parents.

 

Adapté d'un article paru sur http://www.lesoir-echos.com, CT