"La revue Abc Amazigh"

 

Commentaires de la presse d’Algérie

 

“A distance des sirènes politiciennes : OUF ! Voilà une revue qui aborde la question de la langue  amazighe sans se laisser aspirer par les sirènes politiciennes. A travers un entretien avec un professeur de linguistique à l’université Mohamed V, à Rabat, on découvre que la problématique des langues chez nos voisins est presque - pour ne pas dire totalement - identique à la nôtre. C’est-à-dire totalement en friche et bridée par son rapport à une conception sclérosée de l’état national. Cette revue mensuelle de recherche linguistique, scientifique et littéraire, qui en est à son dix-septième numéro, fait une digression au pays de Galles pour nous parler des langues secondes dans les communautés bilingues ou plurilingues. On y trouve aussi une évaluation de trois années d’enseignement de l’amazigh dans des classes pilotes algériennes. Le bilan n’est ni glorieux ni désastreux. Beaucoup reste à faire à tous points de vue, notamment au plan du statut de la langue. C’est dit sans surenchère ni passion excessive. Si tous les numéros sont conçus dans cet esprit, assurément la revue Abc Amazigh a choisi la voie du débat d’idées, de la construction. La plus sûre.” (DH) Libre-Algérie, n°13, 1 - 14/3/99.

Abc Amazigh que dirige l’infatigable Medjeber n’arrête pas de nous surprendre. Agréablement s’entend… Dans l’ensemble, Abc Amazigh se maintient. Avec peu de moyens, cette revue ne se laisse pas abattre par un environnement hostile. Que la résistance continue !” (A.L) Libre-Algérie, n°33, 6-19/12/99.

“Le contenu scientifique de ce bulletin - dirigé par M. Medjeber Med Ousmaïl, l’un des pionniers de la revendication de l’identité amazighe de l’après-indépendance de l’Algérie - confirme qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas plus de réhabiliter l’amazigh, mais de produire cette langue… 

Cet éventail ouvert prend en charge avec bonheur - ce qui est rare dans ce genre de revue spécialisée - la triculturalité des lecteurs auxquels la revue s’adresse : le français, l’arabe et l’amazigh se solidarisent pour développer, sans aucune susceptibilité culturelle la question majeure de l’écrit amazigh.” Le Matin, 09/04/1996.

Commentaires de ses lecteurs

“C’est toujours avec beaucoup de joie et un plaisir sans limite que je reçois et lis chaque numéro de la revue qui paraît chaque fois dans une couverture différente et des articles et thèmes différents, riches autant que l’est notre culture plusieurs fois millénaire.

Je pense aussi qu’à travers cette revue, la citation de feu Mouloud Mammeri, citation dont vous faites le fer de lance de votre bataille et de la nôtre aussi, ne peut avoir de meilleure concrétisation que celle de la mission que s’est assignée toutes les personnes qui participent à la rédaction et l’impression de chaque numéro d’ Abc Amazigh.

Abc Amazigh est en soi un acte de résistance, en détenant ne serait-ce qu’un petit élément de notre culture, langue et identité enfouis sous des milliers d’années d’oubli et de répression, afin que notre civilisation amazighe soit écrite, un jour, en lettres d’or.

Je tiens par cette présente lettre à renouveler mon abonnement à Abc Amazigh pour une année.” Hakim Nazef (Hussein-Dey, Alger).

“Enfin est venu le jour où parmi les journaux et revues  Abc Amazigh  s’arrache une place. Pour moi qui vit à Sétif, c’est un moyen de reprendre contact avec l’autre partie, celle qui comme moi porte l’amazigh dans son cœur et dans son cerveau.

Et tant que nous avons un cœur et un cerveau l’amazigh ne sera pas piétiné malgré tout…

A vous qui veillez à ce que chaque numéro d’Abc Amazigh apparaisse, je vous dis un grand salut et vous souhaite beaucoup de courage et de volonté.

Je suis une fidèle lectrice d’ Abc Amazigh et vous ne pouvez imaginer combien le retard du numéro 5 m’a fait peur, surtout qu’il a coïncidé avec le référendum…”. Nora (Sétif).

“Etant un fidèle lecteur d’ABC Amazigh (je possède les 9 n°), je suis heureux que ce bulletin soit mon compagnon et intègre ma vie… Plus un n° apparaît, plus ma joie est grande. C’est comme une brique que je pose chaque mois pour me construire un toit.

Mon souhait néanmoins, c’est d’y lire en toute objectivité les origines du mouvement amazigh et les hommes qui en étaient et en sont derrière jusqu’à nos jours. Car c’est l’homme qui fait l’histoire et non l’inverse…

L’Amazigh d’aujourd’hui a besoin de connaître les hommes de 1949, des années 70, de 80, et ceux qui ont passés des jours ténébreux dans les prisons et qui ont subi les plus atroces tortures…”. Bououni Samir (universitaire, Alger).

“A toute l’équipe de la revue Abc Amazigh, encore une fois, je m’adresse à vous… le 29ème numéro, je l’ai acheté avec fierté. En effet ma joie énorme se dessine à chaque numéro que je m’offre le plaisir de lire les pages riches de notre culture qui passe ainsi de l’oralité à l’écrit.

Grâce aux militants de notre langue, on a pu découvrir qui nous sommes et sortir de l’ignorance…

Vous savez, on a besoin de votre aide pour exposer nos écrits. Il y a des jeunes talents soit en poésie, essais, nouvelles… qui demeurent anonymes… cela les encouragerait à continuer, à développer leurs idées… à l’instar de Nadia Benmouhoub qui a écrit un conte amazigh et qui a mérité l’honneur de figurer sur la  Une  de ce  n° 29…”. Benakli Aziza (Mechtras, Tizi-ouzou).