De plus en plus de familles marocaines conscientes

de l’intérêt du préscolaire

 

Les familles marocaines sont de plus en plus conscientes de l’importance de l’enseignement préscolaire dans la réussite scolaire. Mais le secteur pâtit de quelques déficits, en particulier pour les familles déshéritées et en milieu rural.

Les Marocains inscrivent de plus en plus leurs enfants dans des programmes d'enseignement préscolaire. Même les parents des couches défavorisées de la société sont conscients de l'importance de cet enseignement et tentent, malgré la faiblesse de leurs moyens, d’inscrire leurs enfants dans des établissements privés. Mais, dans les campagnes, les familles se retrouvent face au manque des établissements.

Selon les responsables et les propriétaires des établissements préscolaires, beaucoup reste à faire pour donner à cet enseignement la place qu’il mérite. Les derniers chiffres publiés en 2005 par le Haut Commissariat au Plan montrent que 740’511 enfants âgés de moins de six ans, soit près de la moitié des enfants en âge d'être préscolarisés, sont inscrits dans ces écoles. Pratiquement tous ceux qui fréquentent des établissements préscolaires modernes vivent dans les grandes villes du pays. L’enseignement préscolaire coranique prédomine toutefois avec 88,4% des enfants et est répandu dans l’ensemble du pays.

Selon la Direction de la Coopération et de l'Enseignement Privé au Ministère de l'Education Nationale, le secteur pâtit d’un grand déficit en matière d'enseignement préscolaire par rapport aux objectifs de la Charte nationale d'éducation et de formation, notamment en ce qui concerne la scolarisation des petites filles.

Selon Rahim Anouloufe, gérant d’une crèche à Rabat, les tares de cet enseignement persistent encore: inaccessibilité à tous, absence de prise en charge des éducateurs par le secteur public, contradictions dans la perception des objectifs de cet enseignement, insuffisance de la formation continue…

 

  Source de l'article: Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat le 04/10/07.