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"Grille Ecole de Qualité" |
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Outil pour les comités de gestion des écoles primaires pour élaborer ensemble un projet d’établissement
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Cette grille est un simple outil au service d’un processus d’amélioration collective de la qualité de l’éducation. Elle sert poser un diagnostic et mettre en oeuvre un plan qualité. Son cadre de référence est la convention des droits de l’enfant. Le processus demande la participation de tous: enfants, parents, enseignants, directeur, inspecteur et personnes ressources. Ce processus a été conçu et expérimenté par une équipe réunissant des responsables centraux et locaux de l’éducation dans huit provinces rurales et périurbaines de profils très différents (projet Ministère de l’Education Nationale-Unicef). Il a permis l’intégration de l’école dans son milieu et une réduction significative du nombre des abandons. Pourquoi cette grille ? Le contexte Cette grille se veut un outil pour la planification et l’évaluation locale d’un projet d’amélioration de la qualité de l’école. Cette qualité de l’éducation fondamentale est aujourd’hui notre préoccupation majeure. Le pari de la quantité (inscriptions) est presque gagné. Cette tendance pourrait s’inverser et la rétention ne pas s’améliorer voire diminuer si les parents, convaincus à grand renfort de campagnes de l’utilité de l’éducation, s’apercevaient que tous ces sacrifices consentis pendant des années n’ont servi à rien. Tous les enfants qui abandonnent le cycle fondamental en route (ils sont à terme 3 à 4 sur 10 en moyenne nationale, plus en milieu rural) ont de fortes chances de retourner sinon à l’analphabétisme au moins à l’illettrisme. La mesure des acquis scolaires des élèves de 4ème année réalisée en 1999 avait donné des résultats inquiétants. Il est donc clair que si la qualité de l’éducation ne s’améliore pas, les importants efforts consentis par le gouvernement et les familles seront gâchés. L’école n’est évidemment pas la seule responsable de la faible qualité des apprentissages des élèves. Le milieu dans lequel ceux-ci apprennent est un facteur important. L’analphabétisme des parents, leur pauvreté qui les contraint parfois à accabler les enfants de tâches annexes, qui ne leur permet pas de leur offrir le minimum des fournitures scolaires nécessaires, la difficulté de suivre les progrès des enfants, le manque de communication avec une école qu’ils n’ont eux-mêmes jamais connue, altèrent les capacités d’apprentissage des enfants. Dans le contexte du programme où l’intégration domine et où l’initiative des plans communaux de développement en faveur de l’enfant portée par le Ministère de l’Intérieur et les provinces prend de l’ampleur, lutter pour une école efficace est possible si l’on se dote de bons outils. A quoi sert-elle ? Usage et caractéristiques La grille donne une série d’indicateurs de qualité dans chaque domaine et peut servir à une association villageoise qui l’aurait adoptée pour décider sur lesquels de ces items une amélioration peut être chaque année apportée en faisant appel à la bonne volonté de tous et si elle ne suffit pas, à des mécènes, des organismes etc. qui préféreront répondre à des demandes précises et concrètes qu’à des plaintes généralisées. En fin de chaque année, elle sert à mesurer les progrès accomplis et apprécier les obstacles franchis (ou non franchis parce que sous-estimés au départ). La grille doit être à la fois ambitieuse et réaliste. Une école peut être d’excellente qualité sans ordinateur, elle ne peut pas l’être sans eau potable. Elle doit être suffisamment précise pour un minimum d’objectivité: dire que la cour de l’école est propre peut n’avoir pas le même sens pour tous. Pour que son usage reste souple et facile, elle doit rester à la portée du plus grand nombre et comporter des items en nombre limité et suffisamment précis pour susciter la discussion. Elle doit s’inscrire dans l’esprit de la Charte Nationale d’Education et de Formation. Comment a-t-elle été élaborée ? La démarche a été participative. Une grille proposée par des experts réunis à Rabat avait peu de chances d’être utilisée avec conviction par les enseignants et parents. La démarche a commencé à Essaouira avec un petit groupe, elle a été poursuivie avec les enseignants d’une école de Tanger puis par le groupe technique éducation dans son entier, par une commission restreinte issue de ce groupe, puis sur le terrain. Elle a été expérimentée à petite échelle. Comment est-elle structurée ? Les catégories Cette grille part de l’environnement scolaire pour aller s’intéresser au coeur de l’acte pédagogique en passant par le cadre et les outils de l’apprentissage. Comment l’utiliser ? Les consignes Qui peut remplir la grille ? Des animateurs du groupe local d’intervention (GIL), groupe en charge de mener les campagnes de mobilisation pour l’école et qui comprend généralement des membres des associations villageoises ou de quartier, des élus locaux, des conseillers en orientation et planification, des inspecteurs, des personnes ressource, des enseignants, ou, par tout autre groupe motivé et compétent. Qui anime les discussions ? D’autres animateurs de ce même groupe. Quoi faire avant de remplir la grille ? A titre d'introduction à l'ensemble du processus, le directeur de l'école doit être sollicité pour présenter brièvement son école aux trois groupes réunis avant qu'ils ne se séparent pour la passation. Il doit être sollicité sur base de chiffres simples et objectifs: - effectifs des élèves, filles et garçons, - effectifs des enseignants, femmes et hommes, - nombre de classes et de niveaux, - pourcentage de réussite à l'examen d'entrée au collège - nombre des abandons filles et garçons enregistrés au cours de la précédente année entre le recensement de novembre et celui de mai (à l'exclusion des transferts). Ces données de base donnent une première idée des problèmes que vit l'école. Comment la grille est-elle remplie ? Point par point en deux temps soit en travaillant d’abord avec les 3 groupes partenaires séparés (1. les enfants, 2. les parents et la communauté villageoise (élus, etc.), 3. l’équipe enseignants, inspecteurs, directeurs) puis en rassemblant tous les groupes pour partager les résultats. Il est essentiel de travailler d’abord en groupes séparés et de choisir des animateurs réellement à l’écoute en particulier pour les enfants, malheureusement trop peu sollicités et qui sont pourtant un élément majeur pour des propositions constructives et pour la mise en oeuvre du plan. Comment note-t-on les réponses ? 1 chaque fois que la réponse est oui, 0 sinon. Comment traite-t-on les données ? En additionnant les chiffres de la colonne de droite. Comment restitue-t-on les données aux participants ? Sous forme de graphiques colorés (système du verre plus ou moins rempli) affichés dans l’école, réalisé par le directeur sur modèle donné par les animateurs du groupe.
Comment restitue-t-on les données aux participants ? Sous forme de graphiques colorés (système du verre plus ou moins rempli) affichés dans l’école, réalisé par le directeur sur modèle donné par les animateurs du groupe. Comment décide-t-on du plan d’amélioration de la qualité ? En s’en remettant aux participants mais en mettant l’accent sur deux critères: 1) la faisabilité immédiate à moindre coût, 2) les défauts de qualité les plus nuisibles aux enfants. Comment garantir la réalisation du plan d’action ? 1) en déterminant dès cette première discussion les tâches, les responsabilités, les partenaires à rechercher, le calendrier des activités, 2) en prévoyant un suivi à mi-parcours et une réévaluation en fin d’année. Doit-on l’utiliser telle quelle ou peut-on l’adapter ? Telle qu’elle est aujourd’hui, elle a fait l’objet de nombreux amendements au fur et à mesure de sa construction. Ces amendements émanent de points de vue différents ce qui lui donne une validité générale. Certaines questions cependant sont évidemment plus adaptées au monde rural qu’au monde urbain ou l’inverse. Chacun des groupes peut ne pas pouvoir répondre à certaines des questions parce qu’il n’est pas impliqué dans cet aspect de la qualité. C’est aux animateurs, avant et pendant la passation, de sentir quelles questions doivent être posées et lesquelles sont inutiles. Il est cependant important que toutes les catégories soient examinées avec tous les participants. Combien de temps faut-il, à quel moment de l’année ? L’expérimentation complète comprend quatre temps: la passation de la grille avec les groupes séparés, la mise en commun, l’identification des pistes d’amélioration et la définition précise des actions à entreprendre. Selon les lieux, elle a duré de 5 heures à deux journées. Le meilleur moment est le début de l’année scolaire suivi d’une évaluation à mi-année et d’un bilan en fin d’année scolaire. La grille peut-elle être mal utilisée ? La grille est inutile si l’on n’entre pas dans un niveau suffisant de détail avec les participants, si l’animateur ne cherche pas la vraie réponse auprès des plus concernés et après discussion de tous les partenaires, si l’on écrit « oui » alors que ce n’est pas oui pour l’ensemble des détails cités (par exemple si on répond oui pour des latrines alors qu’en fait elles ne sont pas fonctionnelles). La grille est inutile si l’animateur ne sollicite pas la responsabilité personnelle des interlocuteurs. La grille est inutile si tous les interlocuteurs ne sont pas présents lors de la discussion, soit: - les représentants de l’APTE - les mères (comité des mères si l’en existe un, femmes coopératrices sinon, femmes leaders, jeunes femmes instruites, etc.) - les représentants des élèves - les représentants du corps enseignant - les inspecteurs si possible - les représentants de la commune - les personnes ressource du village (notables, techniciens, leaders religieux, etc.…) - l’autorité locale. La grille est inutile si les personnes présentes ne sont pas représentatives des bénéficiaires / utilisateurs de l’école (exemple : APTE dont les membres ne vivent pas au village). La grille est d'autant plus utile qu'elle est rapportée au diagnostic communal et/ou au plan de développement social de la ville.
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