N'kob

N'Kob est située dans le Jbel Saghro, région très inaccessible et rurale par excellence, d'une population d'environ 68'000 habitants, avec seulement deux gros bourgs situés sur le seul axe routier majeur et goudronné: N'Kob et Tazzarine, villages de pierres et de pisé, où d'ingénieux systèmes d'irrigation permettent la culture du blé, de l'orge, de légumes et d'arbres fruitiers (amandiers, noyers et quelques pêchers).

Pays des Aït Atta (ou Hatta), éleveurs de moutons et chèvres qui changent de pâturages une ou deux fois par mois pour pratiquer la transhumance, surtout en période estivale où ils quittent ces terres minérales transformées en désert brûlant, pour remonter vers le nord et séjourner dans les khaïma, tentes nomades traditionnelles, faites de fines bandelettes en poils de chèvre.

Histoire

Charles de Foucauld, parti en quête de spiritualité, est un des premiers voyageurs occidentaux ayant exploré le Jebel Saghro. Le Jebel Saghro fut plus tard le cadre d'une des plus formidables épopées de la guerre franco-marocaine (1933), dans laquelle les troupes françaises alliées à celles du sultan du Maroc firent face à une résistance impressionnante et héroïque des tribus Aït Atta menée par le cheikh Assou Oubasslam. C'est dans ce massif que le célèbre capitaine Henry de Bournazel, un des protagonistes de cette guerre, fut tué dans la lutte contre les Berbères

Tiré de http://fr.wikipedia.org/wiki/Jbel_Saghro

 

 

Le village de N’kob au coeur du pays des Aït Atta est connu pour ses 45 Kasbahs.

 

L’origine de N’KOB

N’kob tient son nom d’une grotte nommée N’akb, située au Nord-Est de la colline où se trouve le village.

Selon certaines gens, cette grotte était un puits d’arrêt pour les nomades qui allaient chercher les dattes de la vallée du Draa. Ils s’y reposaient pendant une nuit pour continuer leur route le jour suivant vers les montagnes de Saghro. N’akb était très connu dans toute la région. Et selon d’autres, elle serait consacrée à la garde du canal d’eau qui irriguait les deux oasis de palmiers parce qu’il était, historiquement, question de conflits entre Aït Unir et Aït Wallal.

 

Tighermatines (les kasbahs) à N’KOB : maisons fortes de terre

Le village du N’KOB contient plus de 45 kasbahs, ces maisons de terre conçues à l’origine pour se prémunir contre le froid et l’insécurité permanente; elle abrite les animaux, les récoltes et le puits. C'est une habitation familiale qui peut compter jusqu’à 50 personnes ou une résidence des grands familles locales assez riches. Elle a l’aspect simple et austère d’un château fort flanqué de quatre ou deux tours d’angle, aux murs légèrement inclinés vers l’intérieur.

L’espace de la Tighremt (Kasbah en arabe) est centré autour d’un puits de lumière, cerné par des arcades sur chapiteaux, qui éclaire les différentes étages et pièces. Les murs sont bâtis en pisé aux niveaux inférieurs, ce qui permet la réalisation de motifs par retrait sur le nu du mur. Parfois la tighremt est un véritable palais aux salles innombrables, décorées de multiples patios, aux jardins soignés rafraîchis par des bassins.

Aujourd’hui , on ne bâtit plus de tighermatines et leur entretien est onéreux. Mais dans quelques villages tels que N’KOB, encore assez loin de la civilisation, beaucoup des tighermatines restent habitées, symboles de cohésion sociale et familiale.

Tiré de http://nkob-photo.blogspot.com.

 

 

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