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Jugurtha
(160 av.
J.-C.- 104 av. J.-C.)
Roi de Numidie (113 av. J.-C.- 104
av. J.-C.).
Petit-fils du roi Masinissa.
Mort de son oncle Micipsa (118 av.
J.-C.) qui avait succédé à Masinissa sur le trône.
Envahissement des possessions du
fils de Micipsa, Adherbal, par Jugurtha et usurpation du trône.
Résistance obstinée à l’intervention
des Romains (111 av. J.-C.- 106 av. J.-C.).
Battu et emmené prisonnier à Rome,
exhibé lors du triomphe du général romain Sylla en 104 av. J.-C.
Décès de Jugurtha en prison. |


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Un extrait de la bande
dessinée Jugurtha de Franz et Vernal aux editions du Lombard.
Selon l'histoire de la bande dessinée, Salluste raconte qu'à Rome la
legende circule que Jugurtha ne serait pas mort et aurait été délivré de
la prison romaine du Tullianum par un de ses anciens ennemis Chabrias,
un Numide qui était allié à son cousin Adherbal du temps où ceux ci se
disputaient la Berbèrie.
Sur la chanson "Muqlegh" de Idir.

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Massinissa
Grand roi
berbère.
Naissance vers
240 av. J. C. Élevé à Carthage.
Roi des Numides
orientaux.
D’abord allié
des Carthaginois avec lesquels il combattit Syphax (roi des Numides
occidentaux) puis des Romains en Espagne.
Vers 206,
seconde les Romains dans leur lutte contre Carthage.
Fait prisonnier
Syphax dont il épousa la femme Sophonisbe.
Commandant de la
cavalerie à Zama où il contribua beaucoup à la victoire.
Devient le plus
puissant souverain de l’Afrique du Nord depuis la frontière tunisienne
jusqu’à la Moulouya. |
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Dyhia, « LA KAHINA »
Surnom de la
« reine des Aurès » (partie Est de l'Atlas
présaharien),
Dyhia, signifiant « la Prophétesse ».
Rappelle la
mythique Reine Débora qui réveille le peuple Juif et le rassemble contre
la servitude.
A régné sur
plusieurs tribus de Berbères de l’Aurès dont la sienne, celle des
Djarawa, de 685 environ à 704-705.
À la fin du
VIIe siècle, l’Afrique du Nord voit s’affronter trois forces (les
Byzantins, les Arabes et les Berbères, habitants des lieux).
La Kahina refait
l’unité berbère autour de sa personne et de sa tribu, écrase l’armée
d’Ibn al-Nu’mân et la repousse en Tripolitaine.
En 798, Ibn
al-Nu’man reporte ses efforts sur Carthage mettant les Byzantins en
déroute ; la maîtrise des mers dans le bassin occidental de la
Méditerranée passe aux Arabes. Ibn al-Nu’man fonde Tunis. Un seul
obstacle se dresse encore devant l’avance des Arabes vers l’ouest : la
Kahina et le royaume qu’elle a constitué au Maghreb.
Aurait pratiqué
la politique désespérée de la terre brûlée, saccageant le pays,
détruisant les villes et brûlant les plantations pour en détourner les
Arabes et les décourager. Cette politique lui aliène la population
sédentaire, tant citadine (grecque et berbère) que campagnarde.
Ibn al-Nu’man
tire parti de cette situation, réclame et reçoit des renforts armés que
le calife Abd al-Malik vient de lui envoyer et reprend l’offensive.
Vaincue et
décapitée (en 704/05) au lieu dit depuis Bir al-Kahina (le puits de la
Kahina).
La voie vers
l’Atlantique était ouverte aux Arabes.
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Apulée
(vers 125 après J.C., 170)
Originaire de Madaura (M’daourouch),
dans le Constantinois.
Etudes à Athènes puis à Rome.
Installé ensuite à Carthage.
A rédigé de nombreux traités
scientifiques (botanique, médecine, gastronomie,…) aujourd’hui perdus.
Son chef-d’oeuvre : « Les
métamorphoses » ou « L’Âne d’or », roman en onze livres qui raconte les
aventures d’un jeune homme, Lucino, en voyage en Grèce, qui rencontra
une sorcière et voulant se métamorphoser en oiseau, se trompa de produit
et devint un âne. Désormais il allait mener la vie misérable des bêtes
de somme, tout en gardant le sens du discernement. Lucino allait
pouvoir, de cette façon, juger les hommes de l’extérieur. À la fin,
touché par son malheur, la déesse Isis lui rendit sa forme humaine. Il
renonça alors aux vanités du monde, se consacrant entièrement au culte
d’Isis et de son époux Osiris.
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Saint-Cyprien
Brillant
rhétoricien païen.
Conversion au
christianisme, évêque en 248.
A eu pour maître
Tertullien.
Ecrivain calme
et mesuré, appelant à la paix, à la concorde et à l’unité de l’église.
En 258, victime
de la persécution de l’empereur Valérien.
Œuvres : traités
de morale et épîtres: « Sur les oeuvres et les aumônes », « De l’unité
de l’église catholique », «Lettres », etc.
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Juba I
Roi de Numide.
Fils et
successeur de Hiempsal.
Né en 85 av J.C.
Entraîné dans
l’alliance avec les pompéiens contre César qui, après sa victoire,
modifia l’organisation de l’Afrique romaine en créant avec l’ancien
royaume de Numidie annexé, une « Africa nova » (Afrique nouvelle).
Les deux
provinces d’ « Africa vetus » (Afrique ancienne) et d’ « Africa nova,
d’abord confiées à Lépide, passèrent en 36 av. J.-C. à Auguste, qui
annexa le reste de la Numidie (25 av. J.-C.) et dédommagea le fils de
Juba Ier, Juba II.
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Juba II
Fils de Juba I,
élevé à la cour d’Auguste.
Epoux de la
fille de Cléopâtre.
Savant,
collectionneur d’objets d’art.
Roi de la
Maurétanie (25 av J. C). Berbère romanisé car, en cette période, les
romains ont fini par annexer toute l’Afrique du nord pour y rester
pendant 4 siècles.
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Abdelkrim El Khattabi
(1882-1963)
Chef des Rifains
(berbères du nord du Maroc).
En 1921,
soulèvement de sa tribu contre un poste militaire espagnol établi à
Anoual dans la chaîne de montagnes du Rif au Maroc ; massacre de plus de
16’000 soldats. Début de la guerre du Rif qui ne s’acheva qu’en 1926.
En 1924, battue
en retraite des Espagnols vers leurs campements le long de la côte
marocaine. Revendication par la France du territoire situé au sud du
Rif. En 1925, mouvement concerté d’une force militaire française
conduite par le maréchal Philippe Pétain et d’une armée espagnole contre
les Rifains.
Lutte durant une
année. Victoire des armées alliées contre les forces d’Abd el-Krim.
Déportation d’Abdelkerim
sur l’île française de la Réunion de 1926 à 1947.
Installation
dans le sud de la France autorisée par le gouvernement.
Evasion lors de
son transfert en France. Accepte l’offre de protection du roi d’Egypte.
Poursuit sa
lutte pour l’indépendance de l’Afrique du Nord depuis Le Caire.
Refuse de
rentrer dans son pays natal après l’indépendance (1956).
Dépuille
rapatriée au Maroc par le roi Hassan II.
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Mouloud
Mammeri
(1917–1989)
Naissance le 28
décembre 1917 à Taourirt Mimoun (At Yanni).
A 12 ans, début
de ses études secondaires à Rabat (Maroc) chez un oncle.
Retour à Alger
en 1934 pour achever ses études secondaires au lycée Bugeaud.
Etudes
supérieures à Paris au lycée Louis Le Grand (intention de préparer le
concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure, projet avorté par la
seconde Guerre mondiale).
Mobilisation en
1939 et libération en octobre 1940.
Entrée à la
Faculté de lettres d’Alger.
Remobilisation
après le débarquement américain, participation aux campagnes d’Italie,
de France et d’Allemagne.
A la fin de la
guerre, préparation à Paris du concours de professorat de lettres.
Retour en
Algérie en septembre 1947.
Enseignant à
Médéa puis à Ben Aknoun.
Départ d’Alger
en 1957 sous la pression des événements.
De 1957 à 1962,
résidence au Maroc, avant de regagner l’Algérie au lendemain de
l’indépendance.
Directeur du
Centre de Recherches anthropologiques préhistoriques et ethnographiques
d’Alger (CRAPE) jusqu’à 1979 et professeur à l’université d’Alger.
Passage éphémère
à la tête de la première Union nationale des écrivains algériens
abandonnée pour discordance de vue et de rôle de l’écrivain dans sa
société.
Maître de la
chaire de berbère à l’Université d’Alger de 1962 à 1969 (l’ethnologie et
l’anthropologie sont alors jugées sciences coloniales par la tutelle et
doivent disparaître des enseignements universitaires).
Animation
bénévole d’un cours de langue berbère jusqu’en 1973.
En 1982,
fondateur à Paris du Centre d’Etudes et de Recherches Amazighes (CERAM)
et de la Revue Awal. Animateur d’un séminaire sur la langue et la
littérature amazighes sous forme de conférences complémentaires au sein
de l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).
Décès dans un
accident de la route près de Ain Defla, le 25 février 1989 à son retour
d’un colloque à Oujda (Maroc).
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CT
Source du texte:
Adaptation d'un texte publié sur
Aurès Culture Histoire Tamazgha, octobre 17, 2007.
Sources des illustrations:
Saint-Augustin:
www.ada.asso.dz;
catholique-limoges.cef.fr; Jugurtha:
sidiyahiainterface.ifrance.com; fr.wikipedia.org; Massinissa:
www.village-tigrine.blogspot.com; La
Kahina: khenchela.info;
www.studiobendib.com; Apulée:
amazighia1990.skyrock.com;
L'Ane d'or: www3.dfj.vd.ch;
Saint-Cyprien:
www.magnificat.ca;
www.30giorni.it;
Juba I:
www.histoire-fr.com;
www.beastcoins.com;
Juba II:
www.philipcoppens.com;
www.argenor.com;
Abdelkrim
Elkhattabi:
www.maroc-hebdo.press.ma;
www.marocantan.com;
Mouloud Mammeri:
www.amazigh-quebec.org
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