Le travail des enfants au Maroc

 

contexte économique et socio-culturel marocain,

crise du système scolaire marocain,

situation des filles au niveau de l'éducation

et du marché du travail

 

Introduction

Selon le dernier recensement du BIT (2002), il y aurait quelques 211 millions d’enfants travailleurs dans le monde âgés de 7-14 ans. Le BIT (2002) définit le travail des enfants en termes d’acteur économique signifiant que seules les activités ayant une vocation marchande directe ou indirecte sont prises en compte dans les statistiques du BIT1.

Le Maroc compterait environ 600 000 enfants travailleurs âgés de 5-14 ans. Selon les statistiques de UCW (2004), dans le groupe d’âge de 7-10 ans 6,42% des garçons travaillent contre 8,37% des filles ; dans le groupe d’âge 11-14 ans la tendance s’inverse, la proportion des garçons au travail est supérieure à celle des filles. En effet, dans ce groupe d’âge, 20,42% des garçons travaillent contre 17% des filles. La proportion des garçons en travail augmente continûment avec l’âge alors que celle des filles diminue à partir de l’âge de 12 ans.

Les enfants sont engagés dans des activités bien spécifiques à la fois dans le secteur formel qu’informel. Le secteur formel comprenant l’industrie du tapis emploie essentiellement une main d’oeuvre infantile féminine alors que le secteur informel comprenant l’artisanat traditionnel emploie des apprentis et le secteur agricole a recourt aux aides familiaux.

Le Maroc en conformité avec les conventions du BIT (Convention C182 sur les pires formes du travail des enfants et la Convention 138 sur l’âge minimum) interdit le travail des enfants de moins de 15 ans, rendant ainsi obligatoire la scolarisation des enfants de 6-15 ans.

Les statistiques du UCW donne une autre figure de la scolarisation des enfants au Maroc, dans le groupe d’âge de 7-10 ans 85,22% des garçons sont scolarisés contre 71,8% des filles alors que la proportion des filles scolarisées dans la tranche d’âge 11-14 ans est de 55,85% contre 73,27% chez les garçons. Ceci marque une inégalité dans la scolarisation des filles dans ce second groupe d’âge.

Malgré la législation en vigueur au Maroc, le travail des enfants est une réalité persistante de l’économie marocaine. Plusieurs facteurs d’ordre socioéconomique et culturel expliquent ce phénomène, notamment l’insertion des enfants sur le marché du travail. La manière dont la force de travail infantile est employée permet de mettre en relief la faible intégration des filles sur le marché du travail.

Le contexte économique marocain est caractérisé par une économie duale qui se manifeste par une double dualité au niveau de son système d’éducation et de son marché du travail. Les enfants ayant reçu une éducation dans l’école publique quittent prématurément l’école pour entrer sur le marché du travail informel pour travailler comme apprentis alors que les enfants de l’école s’intègrent sur le marché du travail formel.

Dans le secteur informel, la situation des filles est mauvaise puisqu’elles travaillent comme domestiques et sont sujets à des abus.

Le contexte économique marocain

La situation économique du Maroc

La croissance économique au Maroc a cru en moyenne de 4% an de 1996 à 2004 (Bureau de Statistique 2005) alors qu’il était de 1,5% entre 1991 et 1995. Les bons résultats de l’économie marocaine durant la deuxième moitié des années 1990 s’explique par la bonne performance du secteur agricole qui a enregistré un taux de croissance moyen de 14,8%.

Cependant, le poids du secteur agricole ne cesse de diminuer dans l’économie marocaine qui est passée de 17,4% sur la période 1980-1989 à 16,5% de 1990-1995 (Bureau Statistique 2005), ce qui reflète le changement de spécialisation de l’économie marocaine qui a pris une orientation industrielle de base (textile, industrie chimique, etc).

L’économie marocaine étant très rurale, plus de 80% de la population active en milieu rural occupent un emploi agricole. Le secteur agricole pèse lourd sur la croissance économique du pays. Le Maroc tire son revenu des exportations agricoles (20% des exportations totales proviennent du secteur agricole). Ce secteur est aussi le premier employeur d’enfants travailleurs.

La crise du secteur agricole dans la première moitié de la décennie 1990 a entraîné une dégradation des conditions de vie des ménages ruraux se traduisant par une baisse de la consommation par tête de 1,6%. De même, le nombre des Marocains vivant en dessous du seuil de pauvreté définit par la Banque Mondiale avec moins d’un dollar par jour est passé de trois millions à cinq millions (2002). Cette hausse de la pauvreté s’explique aussi par la crise du secteur agricole des années 1991-1995 s’expliquant par la sécheresse et la fluctuation du prix des produits agricoles sur le marché internationaux.

Au Vietnam, les producteurs du riz ont profité de la hausse du prix du riz sur le marché international pour scolariser les enfants. Ainsi, ce pays a connu une baisse significative du travail des enfants durant la première décennie des années 1990. Alors que le Maroc semble connaître une situation inverse. L’économie marocaine étant essentiellement agricole, une crise de ce secteur peut conduire les enfants sur le marché du travail au lieu d’être sur les bancs de l’école. Les enfants en milieu agricole sont employés comme des aides familiaux dans les fermes familiales.

Le contexte socioculturel marocain

Le travail des enfants est un phénomène ancien au Maroc ; il prenait alors la forme d’aides familiaux dans les exploitations familiales en milieu rural et dans l’artisanat où le savoir-faire familial se transmettait de génération en génération. Le travail des enfants était considéré comme étant un apprentissage à la vie, une forme de socialisation et une phase transitoire nécessaire à la vie d’adultes. La forme traditionnelle du travail des enfants continue d’exister en milieu rural mais dès nos jours le travail des enfants prend un caractère marchand pour des raisons de survie.

Le contexte social marocain semble marqué par une forte inégalité de revenu entre les populations vivant en milieu rural et urbain. La population rurale est plus pauvre que celle vivant en ville car son revenu varie au gré de l’évolution du prix du marché international des denrées alimentaires et des intempéries climatiques. Cette inégalité se traduit par le travail des enfants notamment de celui des garçons qui se lancent sur le marché du travail pour apporter un revenu additionnel au ménage.

52% des enfants prennent eux même la décision d’aller travailler. Au fur et à mesure que l’enfant, notamment le garçon, avance en âge plus forte est sa décision de s’engager sur le marché du travail. Les enfants travailleurs viennent alimenter le secteur informel en main-d’œuvre, ce qui a pour conséquence d’accroître la taille du secteur informel.

Ceci n’est guère le cas pour les filles qui restent sous l’autorité parentale et ne peuvent décider de leur propre gré. Les filles s’occupent des tâches ménagères pour libérer le temps des adultes du ménage impliquant ainsi une déscolarisation précoce des filles de l’école. L’école ne semble pas être une notion ancrée dans la société marocaine en particulier parmi les pauvres. En cas de crise économique, les parents réduisent leur investissement en éducation. Dans un tel contexte, les filles en sont les premières victimes. Comme dans toutes les sociétés patriarcales, le garçon étant dans l’obligation de subvenir aux besoins de la famille se lance en premier sur le marché du travail, le travail des filles est utilisé en dernier recours.

Dans 53% des cas, les enfants travailleurs viennent des ménages comprenant trois à cinq personnes. Ainsi, la taille du ménage est tout aussi un facteur important de la mise au travail des enfants. C’est un élément révélateur de la mise en travail précoce des aînés. Le contexte culturel marocain est dominé par des attitudes sociales qui justifient le travail des enfants. Ses déterminants peuvent se situer également dans le registre du culturel. L’activité précoce des enfants, notamment les aînés, est le moyen d’apprentissage le plus efficace et une véritable garantie dans la vie.

D’après les parents, les revenus que ces enfants génèrent contribuent souvent au budget familial et aux frais de scolarité des frères et soeurs. L’instabilité et la dislocation familiale alliées au facteur taille affectent visiblement l’avenir des enfants et les obligent dans la majorité des cas à se mettre au travail pour survivre et aider leurs proches.

Le revenu des ménages peut réduire la probabilité de mise au travail. Dans le monde rural, la mise au travail des enfants est peu corrélée aux revenus familiaux en raison de leur statut d’aides familiaux ou de l’exercice de tâches ménagères non perçues comme activité économique. Les parents n’y voient guère d’inconvénient à se faire aider par leurs enfants.

Au niveau urbain, la question est différente. L’inexistence ou la faiblesse du revenu des parents peut expliquer dans une grande mesure la mise au travail des enfants. Les enfants issus de familles très pauvres se voient obligés de travailler peu importe la gravité et la nature du travail à effectuer.

En revanche, quelques parents, dont le besoin financier ne se fait pas trop sentir, n’hésiteront pas à avantager le travail au détriment de l’école pour des attitudes sociales favorables au travail infantile accentuées par la défaillance du système scolaire.

Au Maroc, la rupture scolaire s’imbrique fortement à un déficit en matière de capital socio-culturel dû aux conditions économiques défavorables des familles (pauvreté, etc.).

L’éducation des parents est également un facteur important de l’explication du phénomène. Il constitue un facteur indirect de la pauvreté. Le niveau de l’éducation de la mère a plus d’effets que celui du père. Les enfants dont les mères sont instruites ont 5% de probabilité de moins de travailler, 2% d’être frappés d’inactivité et 7% de chances de fréquenter l’école. Le niveau éducatif des parents traduit ainsi la nature de la décision parentale soit pour une mise en travail soit pour une scolarisation. Pourtant, bon nombre d’enfants se retrouvent sur le marché du travail bien que leurs parents aient atteint un certain niveau d’éducation.

Mis à part le facteur économique, les normes sociales agissent fortement sur la décision parentale. Le travail de l’enfant est perçu comme une aide à la famille, un apprentissage, une forme de socialisation que l’école publique d’aujourd’hui n’est pas en mesure d’assurer.

Le système éducatif au Maroc

L’école est officiellement obligatoire au Maroc pour les enfants âgés de 6 à 15 ans. Ce qui n’est pas le cas pour le préscolaire pour les enfants de 4 à 6 ans. Le gouvernement s’est assigné comme objectif d’atteindre une scolarisation universelle n’épargnant aucun enfant quel que soit son milieu d’origine et sa situation financière.

La crise du système scolaire

Le marché du travail étant dual, le système éducatif marocain est tout aussi caractérisé par une dualité école publique et école privée. Les ménages riches scolarisent leurs enfants dans les écoles privées et les ménages pauvres scolarisent leurs enfants dans l’école publique qui est qualifiée de «voie de garage». L’école publique faillit dans son objectif de produire les compétences nécessaires pour le marché du travail formel puisque les jeunes diplômés de cette école ne sont pas qualifiés et travaillent dans les activités peu valorisantes. Ainsi, ce sont les jeunes diplômés de l’école publique qui se retrouvent inemployés sur le marché du travail formel. Les ménages pauvres réduisent leur investissement éducatif impliquant une déscolarisation des enfants.

D’autres facteurs expliquent la défaillance du système scolaire : le manque de latrines, la distance de l’école avec les lieux de résidence en particulier en milieu rural, l’analphabétisme des parents, et un programme trop chargé.

Ce sont en général, les filles qui sont les premières victimes de la décision de non scolarisation ou de déscolarisation. Le nombre de déscolarisation des filles était de 240'000 en 2000. Les parents perdent confiance dans l’école publique. Les ménages les plus pauvres ne voient plus dans l’éducation une institution facilitant l’ascension sociale.

Ballet et Bhukuth (2006) considèrent qu’en période de crise le marché du travail induit une crise du système scolaire. Ceci est le cas en Afrique Subsaharienne. Au Maroc, l’effet est inverse : un système scolaire défaillant induit une crise d’emploi formel sur le marché du travail venant alimenter le marché du travail informel. Pour inciter les parents à investir dans l’éducation des enfants, il faut améliorer l’enseignement dans l’école publique et dans les pays d’Afrique Subsaharienne, il faut miser sur la création d’emploi par les entreprises formelles pour relancer l’investissement éducatif.

L’enseignement de l’école publique au Maroc est donc inadapté, ne répondant pas aux besoins du marché du travail formel. Les enfants redoublent leurs classes très souvent, seulement 75% des enfants entrant en première année du cycle primaire arrivent à passer en cinquième. La mauvaise qualité de l’enseignement crée des générations d’analphabètes ; cette mauvaise qualité de l’enseignement est expliquée par une mauvaise formation des enseignants qui dès leur formation sont affectés dans les milieux les plus difficiles et en milieu rural sans avoir la possibilité de mobilité professionnelle.

Pour permettre l’insertion des enfants sur le marché du travail, les autorités publiques misent sur la formation professionnelle et l’apprentissage par la formation.

Bhukuth et Guérin (2005) distinguent la formation professionnelle de l’apprentissage traditionnel. La première est un prolongement de l’éducation formelle et donne accès à l’emploi formel alors que le second est une autre forme d’éducation ne donnant pas accès au même marché du travail. Les différents types de formation entraînent une segmentation du marché du travail.

Quelle est la situation des filles au Maroc?

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La situation du marché du travail

La dualité du marché du travail

L’économie marocaine est duale caractérisée par un secteur moderne et dynamique et un secteur traditionnel. Le poids de ces deux secteurs peut se mesurer par le nombre des personnes engagées dans ces secteurs.

Selon Bougroum et Ibrouk (2004), deux facteurs expliquent cette dualité: l’urbanisation croissante et l’Ecole Moderne. Ces deux éléments ont permis le développement d’un secteur moderne qui a tiré sa dynamique par l’investissement de la part des ménages riches dans l’éducation des enfants. L’urbanisation croissante s’explique par la crise du secteur agricole, la population rurale ayant fui le milieu rural pour trouver un emploi plus rentable en ville. Ce phénomène se traduit par l’apparition d’une nouvelle pauvreté urbaine.

La dualité de l’économie s’explique tout aussi par la catégorisation de la population marocaine. Le milieu urbain se distingue par une population riche investissant dans l’éducation des enfants et un secteur agricole plus traditionnel caractérisé par une population pauvre. La population paysanne marque sa défiance envers l’école moderne qui ne véhicule plus l’image d’une institution garantissant la mobilité sociale.

Le secteur traditionnel ou informel comprend l’artisanat traditionnel, le secteur agricole, les petits métiers de la rue et le secteur de service domestique. Il s’étend sur un large éventail d’activités, composite et en pleine expansion. Les enfants engagés dans ce secteur ont le statut d’aides familiaux, apprentis, travailleurs occasionnels salariés.

Le secteur moderne ayant une vocation internationale fait usage du travail des enfants pour améliorer sa compétitivité internationale. C’est essentiellement le cas de l’entreprise du tapis marocain qui est notamment en concurrence avec les industries du tapis indien, pakistanais, népalais et chinois qui se partagent plus des trois quarts du marché mondial du tapis.

Dans ce contexte, l’insertion internationale des industriels marocains est difficile. Le secteur moderne a une organisation du travail de type taylorienne employant une main d’œuvre peu qualifiée et donc favorable à l’emploi des enfants, ce qui offre deux avantages essentiels : les enfants sont dociles (pas de droits syndicaux), ce que Bhukuth (2005) appelle «la voix silence de la main d’oeuvre», et bon marché.

Le secteur informel, en excluant l’activité agricole, est le deuxième secteur employeur du travail des enfants. Sur ce secteur, le travail des garçons se distingue de celui des filles qui occupent essentiellement les activités comme le travail domestique (petites bonnes) et l’industrie du tapis. Les garçons sont employés comme apprentis dans l’artisanat traditionnel, dans l’agriculture et les activités des rues. Le secteur artisanat comprend essentiellement les micro-entreprises et les indépendants qui sont localisés en milieu urbain. Il y aurait environ 72’272 unités artisanales au Maroc (2002).

Cependant, il est difficile de donner une estimation exacte du nombre d’enfants travailleurs dans ce secteur. L’enquête nationale sur l’emploi (LFS 2000) signale qu’il existe quelques 36’000 enfants travaillant dans le secteur traditionnel de l’artisanat. Selon Mejjati Alami (2002), il y aurait 41,9% des enfants de moins de 15 ans travaillant dans l’industrie manufacturière et l’artisanat. 51% des enfants travaillant dans l’artisanat ont commencé à travailler avant l’âge de 12 ans et 28% avant 10 ans. La précocité de l’emploi de la main d’oeuvre infantile s’explique par le manque de mécanisation du secteur artisanal. Dans l’industrie du tapis, 44% des filles sont âgées de 7-12 ans et 52% sont âgés de 13-14 ans.

L’emploi des jeunes filles dans l’industrie du tapis fait appel à l’argument de «nimble fingers», stipulant que plus un enfant est jeune plus grande est la dextérité de ses doigts et donc plus élevée est sa productivité.

Dans la ville de Fès, le secteur textile et cuir compte 60,5% des apprentis avec une nette prédominance de la cordonnerie ; le secteur du métal compte environ 17% des apprentis dont 68% sont dans la dinanderie ; le secteur terre et bâtiment (carreaux, céramiques et poteries) compte 11% des apprentis. Les filles ont le statut d’apprentis dans les activités comme la broderie, la couture, l’industrie du tapis. Ces types d’activités s’apparente à du travail à domicile (c'est-à-dire que l’entreprise est du type familial).

Quelle est la situation des filles au Maroc?

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Les différents types de spécialisation des enfants par sexe marquent aussi une segmentation sexuelle du marché du travail. Selon L’enquête nationale sur l’emploi (2000), le nombre de filles qui travaillent en tant que domestiques ou «petites bonnes» est estimé à 9'800, un chiffre remis en cause par quelques études, notamment celle menée à Casablanca en 2001 et qui a évalué le nombre de filles engagées dans ce type de travail à 13’580 enfants rien que dans cette ville.

Conclusion

Il semble que la pauvreté est un facteur déterminant du travail des enfants au Maroc, celle-ci a été exacerbée par la crise économique durant la première moitié de la décennie 1990.

D’autres facteurs tout aussi importants comme les normes sociales et culturelles viennent influencer la décision des parents à mettre les enfants au travail.

D’autant plus que le système scolaire public ne répond plus aux attentes des ménages les plus pauvres. L’école ne crée plus les compétences nécessaires pour trouver un emploi sur le marché du travail formel. Ainsi, le système scolaire marqué par une école publique défaillante et une école privée performante induit un marché du travail dual avec un marché du travail formel absorbant les jeunes diplômés de l’école privée et un marché du travail informel récupérant les diplômés de l’école publique ou ceux ayant abandonné au cours leurs études.

De même, sur le marché du travail informel, les garçons sont plus intégrés que les filles qui occupent rarement un emploi industriel, hormis le secteur du tapis qui est le premier pourvoyeur de la main d’œuvre infantile féminine. Les filles sont rarement embauchées comme apprentis. Elles ont le statut d’aides familiaux en particulier en milieu rural dans les entreprises familiales ainsi que le statut de travailleur domestique. Ce dernier statut renforce leur vulnérabilité.

Bibliographie: cliquez ici.

   

Source: adaptation du texte «Le travail des enfants au Maroc: l’intégration par l’économie informelle», de Augendra Bhukuthet Nahid Bennani, paru le 3 novembre 2006 sur www.abhatoo.net.ma.